Donner corps à la quête spirituelle - Idée de beauté intérieure # 9

Nous vivons un drôle de moment de l'histoire de l'humanité... D'un coté il y a une vraie envie de retrouver des valeurs, une quête de spiritualité qui s'amplifie et qui, parfois, devient culte. Au point où le corps devient un obstacle qui nous empêche d'atteindre les sphères supérieures de la connaissance. L'âme est supérieure au corps car elle, elle est éternelle...
De l'autre coté nous sommes
obnubilés par le corps, nous le sculptons dans des centres fitness ou l'essayons à force de régimes, nous veillons à son fonctionnement mécanique et élevons sa santé en but ultime de notre existence. Il paraît que 91% des femmes n'aiment par leur corps parce qu'il ne correspond aux normes édictés par notre société (qui est surtout dirigé par des hommes), parce qu'elles sont sans cesse en train de comparer, parce qu'on nous mets sans cesse des images qui défient toute réalité. Du coup, le corps devient un objet qu'il faut maîtriser, un simple outil qui nous permet de transporter notre volonté, ou selon, notre esprit, notre âme, l’image que nous souhaitons donner d'un point A à un point B.
  • Je suis parfaitement conscient que nous n'estimons jamais assez le bon fonctionnement de notre corps et que les maux de celui-ci sont les mots de notre âme.
  • Je suis parfaitement conscient que nous avons besoin de retrouver des valeurs et que le fait de se chercher, de se trouver, permet d'avancer et de grandir.
Mais... est-ce que nous ne perdons pas de vue le bon sens dans cette quête de spiritualité d'un coté et dans ce culte du corps de l'autre ? Quand j'insiste sur l'importance de la beauté - car elle a le pouvoir de relever l'âme, de nous émerveiller, de nous rendre heureux - on me reproche parfois de trop vouloir "incarner" cette beauté : "Mais pourquoi le corps ?". De trop insister que le corps humain - aussi - est beau, sous toutes ses formes. Et quand je discute avec mes ami/e/s thérapeutes et coachs de vie j'ai parfois l'impression que le but ultime de l'humanité est de devenir des êtres illuminés qui savent vivre de lumière et d'amour. Peut-être c'est simplement parce que je n'ai pas tout compris, car je n'ai pas encore la conscience assez élevé pour comprendre, que je ne suis pas encore sur ce niveau là... Et est-ce qu'il faut vraiment sacrifier le plaisir de vivre sur l'autel de la santé ? Est-ce qu'il faut le réprimer, le torturer, le haïr, le sculpter, le cacher, l'exhiber, le maîtriser, notre corps ?
 
Ceci est mon ode au corps. Aussi bien adressé aux spirituels qui souhaitent pouvoir s'en débarrasser qu'aux cultistes du corps qui souhaitent le maîtriser qu'aux pudiques qui souhaitent que le corps soit une quantité négligeable, surtout quand en plus il est sexué. Mon corps est mon plus fidèle compagnon, pour sûr le seul qui m'accompagne jusqu'à la dernière seconde de ma vie. Il me permet d'expérimenter mon existence terrestre, de vivre - tout court - de sentir, de toucher, de goûter, de voir et d'entendre LA VIE, ma vie. Et qu'est-ce que je fais avec un meilleur ami ? Je le dorlote, le supporte, l'embrasse, le soigne, je le nourri bien, je lui fais écouter la musique et l'amène à danser. Je veille à ce qu'il dort assez, à ce qu'il ne s'enrouille pas mais qu'il reste souple et tonique. Je l'écoute et le prends au sérieux quand il a quelque chose à me dire ou à m'apprendre. Je le respecte comme un partenaire égale et pas comme un outil que je possède et qui doit m'obéir. Mon meilleure compagnon ne règne pas sur ma vie et je lui laisse la place pour pouvoir respirer librement. Je le libère dès que possible non seulement des vêtements l'enfermant mais aussi de la mainmise des pensée négatives à son égard, des jugements et de comparaisons. Mon compagnon il est unique et je l'aime tel qu'il est, avec toutes ses qualités et ses faiblesses. Je n'oublie pas que mon meilleur compagnon est un être sensuel. Du coup je lui apprend l'émerveillement et, pourquoi pas, l'extase, cet état ultime où le corps et moi ne font plus qu'un. Si vous voulez vous pouvez toujours ajouter le divin à cet état de grâce. Oui, je le fais jouir de la vie, mon corps. Pour que nous cheminons ensemble à travers notre existence terrestre en parfaite harmonie, mais toujours à la recherche de ce précieux équilibre qui nous permets d'avancer et de grandir.
 
Ainsi je donne du corps à ma quête spirituelle et je donne de l'esprit à ma chair. L'harmonie de cette relation est le plus puissant produit de beauté qui existe. Ainsi je ne dois pas courir derrière la beauté, où, de toute manière, je serais toujours en retard mais vais à la rencontre de cette beauté qui élève l'âme et qui nous rend heureux, en paix et qui nous fournit une énergie inépuisable et contagieuse.
 
Sven Ahlborn
 
#beautymatters
efflorescence — (noun) Recognized as one of the most beautiful words in the English language, efflorescence is recognized as a state of blooming, flowering and development.www.efflorescence.me

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